La révolution se propage en Afrique Sub-Saharienne

2 mars 2011 § Poster un commentaire

La « Révolution de Jasmin » se propage, petit à petit. Et la liste s’agrandit de jour en jour : Tunisie, Égypte, Libye, Algérie, Yémen, Bareïn, Oman, Iran, Irak, … C’est une colère couvée depuis des décennies par une partie du monde qui éclate aux yeux du monde entier.

Loin des objectifs des médias, d’autres révolutions sont en incubation, tel une marmite au bord de l’explosion.

Le chapitre des révolutions arabes du XXIe siècle deviendra-t-il celui des révolutions africaines ?


Les médias n’en parlent pas, mais la révolte se dirige doucement vers le sud. Corruption, kléptocrates, chômage, les ingrédients qui ont nourri la révolte au Nord du Sahara, sont présents au Sud. Les autres pays du continent ont les yeux braqués sur les changements du monde arabe. Des yeux envieux, mais aussi soucieux.

L’Afrique sub-saharienne sera-t-elle observateur des révoltes arabes ? Se manifestera-elle sous forme de soutien aux dictateurs ; à l’image de l’armée de mercenaires que Kadhafi emploie pour mater la révolution ? Ou sera-t-elle un acteur direct de ces changements ? Les événement et la propagation est si étonnante, si imprévisible, qu’il est impossible d’avancer une hypothèse. Contentons-nous des faits et de ces quelques événements qui font figure de prémisses :

Au Soudan, le président Omar El-Bèchir a déclaré qu’il ne se représenterai pas aux prochaines élections, en 2015, suite aux dizaines de manifestations dans la capitale soudanaise, Khartoum. Des centaines de journalistes, d’opposants, de militants ont été arrêté et sont toujours derrière les barreaux. Omar el-Béchir, arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat militaire en 1989, a été élu pour un nouveau mandat de cinq ans en avril 2010. Il est inculper par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et génocide au Darfour. Le pays est tenu d’une main de fer.

Au Cameroun, quelques trois cent étudiants sont descendus dans la rue, réclamant le départ du président, Paul Biya, au pouvoir depuis plus de trente ans. La mobilisation était très limité, mais la répression des autorités était démesurée et violente.

A Djibouti, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées pour demander la démission du président Ismaël Omar Guelleh..

Au Sénégal, un ancien militaire a tenté de s’immoler. De nombreux sénégalais se disaient prêt à le faire à leur tour.

En Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, premier ministre du gouvernement d’Alassane Ouattara, a appelé le peuple à une « révolution à la Tunisienne » contre son opposant, Laurent Gbagbo.

Et enfin, des appels à manifester pour obtenir le départ du roi Mswati III du Swaziland, dernier monarque absolu d’Afrique, circulent depuis quelques semaines sur internet.

Ce dernier exemple permet d’illustrer ce fait incontestable : internet est un facteur essentielle à l’organisation des manifestations. Malheureusement, le nombre de connexions semble parfois trop faible dans certain pays pour avoir un assez grand impact. La propagation prend de l’ampleur, ne semble pas avoir de frontières, une occasion exclusive pour beaucoup de citoyens africains d’exprimer leurs maux.

A qui le tour ?

Camille Courcy

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